12 novembre 2008

Clermont, la révolution permanente

Le magazine Auvergne publie ces jours-ci un hors-série sur la ville de Clermont-Ferrand avec un dossier complet sur l'évolution architecturale de la capitale auvergnate. Un état des lieux de la politique urbanistique de la ville, une présentation des douze projets phares en cours, et des interviews particulièrement intéressantes des différents acteurs de l'urbanisme clermontois. A lire notamment, les regards érudits sur la ville de Michel Astier, aujourd'hui directeur du Conseil Architecture Urbanisme Environnement (CAUE) du Puy-de-dôme.

La Montagne dans son écrin de verre

Rue Serge Gainsbourg, en face de la Coopé, le quotidien La Montagne modernise son image en rénovant un ancien immeuble de bureaux et en l'habillant d'une nouvelle peau en verre ondulée.





De nouvelles images du chantier du NHE

Novembre 2008, le visage du futur Hôpital d'Estaing (nom provisoire) se dessine progressivement sur les hui hectares du chantier.









Derrière la bâtiment, un espace est réservé pour de potentielles futures extensions...

Entre le futur Hôpital et l'avenue de la République, des îlots de quartiers obsolètes subsistent encore...


6 novembre 2008

Le dojo de Ceyrat bien avancé

Le chantier du futur Centre d'Arts Martiaux et de Tennis de Table de Ceyrat rentre dans sa phase terminale. Quelques images de l'avancée des travaux.







Livraison prévue fin 2008.

1 novembre 2008

Trémonteix, un nouveau point de vue sur l'habitat

Avec la ZAC de Trémonteix, la ville de Clermont-Ferrand développe un projet d'éco-quartier ambitieux et novateur unique en France à cette échelle, en terme de qualité environnementale : environ 600 logements sur 20 hectares sur un espace à la situation exceptionnelle, au pied des Côtes de Clermont, zone naturelle protégée.
Mixité sociale et architecturale (90 logements individuels, 300 intermédiaires, 200 collectifs), maîtrise de l'étalement urbain, engagement volontaire pour le développement durable et la pratique de l'éco-citoyennneté, ce quartier exemplaire propose un nouveau point de vue sur l'habitat.

Une volonté d'exemplarité environnementale
L'empreinte écologique du quartier sera minimisée en jouant sur tous les leviers mobilisable. Le cahier des prescriptions architecturales urbanistiques et commerciales de la ZAC propose des solutions innovantes et imposera aux promoteurs partenaires des objectifs environnementaux ambitieux, en adéquation avec la qualité du site et l'enjeu du projet : maîtrise de l'étalement urbain, gestion de l'eau et de l'énergie, déplacement et gestion des nuisances, biodiversité et paysage, chantier à faibles nuisances, hygrométrie, etc.
La topographie du site, son orientation, son environnement immédiat donnent naturellement les lignes de force du programme :
- l'insertion urbaine du programme impose des programmes architecturaux variés
- la logique de flux dans le nouveau quartier et avec sa proximité devront faciliter les échanges, notamment en développant un programme de déplacements doux
- les lignes de force du site serviront de support à une intégration paysagère du bâti cohérente et harmonieuse
- la récupération des eaux de pluie et la gestion des rejets devront privilégier la rétention à la source
- les constructions seront conçues selon les principes bio-climatiques et dans le respect des prescriptions HQE et des attendus de qualité environnementale
- la politique énergétique volontaire utilisera au maximum les énergies renouvelables (bois, solaire...)
- l'entretien et la maintenance des constructions, équipements et espaces sera simple, fonctionnelle eté économe
- les programmes expérimentaux : Bâtiments Basse Consommation, logements passifs et logements à énergie positive, logements Très Haute Performance Energétique.


Une gestion de projet dynamique pour optimiser l'expérience
Le projet "Trémonteix" a pour objectif d'inventer une méthodologie en matière d'aménagement de nouveaux quartiers. La qualités environnementales du site en font un élément essentiel de la mise en oeuvre d'une démarche de HQE. Le projet s'inscrit par ailleurs dans le démarche des Zones Pilotes d'Habitat, un des leviers proposés pour faire évoluer les grandes tendances du marché du logement et réintroduire de la fluidité dans son fonctionnement tout en développant des démarches innovantes :
- diversier les produits pour favoriser les parcours résidentiels,
- développer en priorité des segments de marché manquants, de la maison de ville en zone urbaine au petit collectif en centre bourg,
- développer des produits accession en direction des seniors pour mieux favoriser demain l'installation des jeunes,
- mobiliser toute la chaîne des acteurs de l'immobilier.

En matières programmatique, l'objectif est de réaliser dans ces zones une gamme de logements comportant 1/3 de logement social, 2/3 de locatif libre, accession sociale ou accession libre.


Ce nouveau quartier sera mis en chantier dès début 2009 pour des premières livraisons en 2010/2011.
Pour plus d'information, un site internet dédié est consultable : Tremonteix.

Un Centre Jaude de bric et de broc

Sur le papier, le projet présenté il y a un an, au-delà de nécessaire, apparaissait plutôt séduisant.
Rénovation complète de la façade (au moins côté place de Jaude) et création d'une avancée majestueuse permettant la construction de nouveaux commerces.

A peine masquée derrière les grandes palissades rouges, l'avancée des travaux cet été laissait cependant planer un doute quant au rendu final.

image Cyberbougnat

image Cyberbougnat

Le matériau de verre utilisé pour la façade s'avérait assez vulgaire et la pose visuellement assez approximative au niveau des jointures avec les fenêtres existantes.

image Cyberbougnat


image Cyberbougnat
A l'achèvement du chantier début octobre, le rendu final est effectivement assez déconcertant!


Où que l'on regarde, c'est un gôut d'inachevé qui prédomine. Les carreaux "salle de bain" et les langues de béton apparaissent encore nettement à plusieurs endroits. La façade vitrée, avec sa couleur verdâtre, ne donne pas l'impression attendue de modernisme et de qualité.



Espérons deux choses : que le Carré Jaude 2 sera réalisé avec plus d'ambition et avec un esprit plus critique de la part des Architectes des Bâtiments de France, et qu'il ne nous faudra pas attendre 25 nouvelles années pour voir le Centre Jaude actuel optimisé.

A la genèse du Stade Gabriel Montpied

Petit coup de retroviseur il y a 18 ans, lorsque la ville de Clermont Ferrand organise un concours de projets architecturaux pour son prochain stade de football.
Voici différents croquis sur les projets (cinq au total) en lice où s'affrontent deux conceptions : d'une part le classique chaudron convivial type statde britannique et d'autre part un espace plus ouvert aéré.





Extrait du journal Midi 3 Auvergne du 09/10/1990 sur FR3 où l'on retrouve les interviews de Michèle André, maire adjoint de Clermont Ferrand qui regrette que ce projet soit aussi tardif et de Roger Quillot, sénateur maire, à propos des coûts de l'opération.

31 octobre 2008

Parvis achevé au Stade Michelin

Alors que la saison 2008-2009 du TOP 14 Orange bat désormais son plein, les travaux sur le parvis du Stade Marcel Michelin ont cédé la place aux boutiques désormais en activité.


Les ravalements oubliés ou la ville moderne...

Certaines réclames ont la vie dure! Et des façades du centre ville attendent désespérement leur ravalement.


30 octobre 2008

Nouveaux locaux pour la CPAM

Le quotidien La Montagne a dévoilé la semaine dernière le projet architectural du futur siège de la Caisse d'Assurance maladie du Puy-de-Dôme situé près du Nouvel Hôpital d'Estaing.

Livraison prévue en 2012.

Chantier NHE en phase de travaux semi-propres

Les travaux de construction du Nouvel Hôpital d'Estaing, gérés par la société GFC, avance bon train. Etat des lieux.

chantier en février 2008
En février dernier, après plus d’une année de gros-oeuvre, la dernière grue était démontée. L’opération de construction de l’Hôpital atteint aujourd’hui 50% d’avancement tous corps d’État. 70 % des façades sont terminées et totalisent pas moins de 7 types de parements différents (3 900 m2 de pierre de Chine, bardage d’acier, peinture, 3 800 m2 de parement en résine, verre armé, mur rideaux, béton brut). Les travaux présentent actuellement une avance de 2 mois sur la feuille de route objective. L’effectif de pointe de 470 personnes est aujourd’hui mobilisé pour finaliser cet ouvrage, qui intègre des chambres hémato (iso 8) dans les bâtiments d’hébergement.

Le passage en phase de travaux semi-propres a débuté dans cette zone en juillet 2008. Le chantier, qui représente une surface de 98000 m2, est réparti en 4 grandes zones de travaux (hébergements, maternité, plateaux-technique, sous-sol). Il nécessite de fait un suivi quotidien et rigoureux de l’ordonnancement de construction, de la propreté des lieux et de la Sécurité, enjeu majeur pour tous les acteurs du projet.
chantier en mai 2008
Pour rappel, c'est le cabinet d’architectes Grenoblois Groupe 6, associé à Jacobs Ingénierie qui assure la coordination architecturale du bâtiment dit « intelligent », intégralement informatisé et conçu dans l’optique d’une nouvelle manière de travailler sur le plan médical avec plus de médecine ambulatoire.
Livraison prévue dans un peu moins d'un an, le 4 octobre 2009.

25 octobre 2008

Sabourin, du sanatorium à l'architecture

Sabourin, l'ancien hôpital sanatorium construit dans les années trente et désaffecté depuis 1997, engage une seconde vie.

C'est ici que doit s'installer, d'ici 2012, l'Ensa, trop à l'étroit, boulevard Côte-Blatin avec ses 600 étudiants. L'Etat s'est porté acquéreur du site en 2002. Le 10 juillet 2008, le jury a choisi le cabinet parisien Du Besset-Lyon Architectes parmi cinq candidatures.

Pour l'essentiel, l'ossature, les façades seront conservées et réhabilitées. L'ensemble de la structure existante doit être renforcé pour répondre aux normes antisismiques. L'intérieur deviendra un lieu ouvert, équipé de de vastes ateliers dépourvus de poteaux. Deux amphithéâtres, une grande bibliothèque, un lieu d'exposition occuperont une partie de l'espace. Les locaux destinés à la vie étudiante seront placés à l'immédiate proximité de l'entrée au rez-de-chaussée, le long de la façaade d'accès au nord. A l'opposé, la façade sud-est, offrira une zone de circulation et un effet de panorama sur un paysage ouvert.


Voici la présentation du projet par les architectes :
"Il s’agit de transformer en Ecole d’Architecture un Sanatorium. Un parfait exemple d’architecture fonctionnaliste radicale changera donc radicalement de fonction.
Afin de préserver l’esprit rationnel du bâtiment existant et d’en faire un modèle de cohérence architecturale pour les futurs étudiants, notre projet est une reconversion pure.
Nous avons choisi d’exprimer très directement les nouvelles fonctions essentielles à la vie de l’école d’architecture. Ainsi, les locaux destinés à la vie étudiante sont placés, proches de l’entrée, au rez-de-chaussée, en vitrine le long de la façade d’accès. La rationalité et la commodité évidente de ce choix ont conduit à détruire deux escaliers monumentaux. Si la fonctionnalité est une forme de pureté, ainsi que l’architecture du bâtiment Sabourin tend à l’établir, alors l’expression fonctionnelle si simple que nous proposons pour signifier dimension collective de l’école n’altère en rien l’esprit exigeant du bâtiment Notre projet tient en cinq points :
1)Idéalement le bâtiment Sabourin est isolé dans un vaste paysage. Ce rapport essentiel entre construction et nature est restitué dans toute sa clarté :
- le parc est constitué d’une seule pièce : il enserre le bâtiment, et retrouve la dimension territoriale du site qui joint ville et campagne.
2) Le bâtiment Sabourin isolait les malades, aujourd’hui il est organisé autour des lieux de vie collective :
- l’essentiel de la vie étudiante est regroupée au rez-de-chaussée.
- les circulations sont des lieux de vie collective.
3) Le soleil était la raison d’être du bâtiment. De nouvelles applications sont données à ce principe :
- La façade d’entrée, au nord, n’est plus l’arrière assombri de la façade sud. Le soleil y joue. Il est détourné par un jeu de réflecteurs. Un site solaire est créé.
- Les circulations dans les étages sont placées au sud pour servir de tampons thermiques et pour palier les inconvénients du rayonnement solaire dans les zones de travail.
4) La minceur du bâtiment est exploitée : les circulations sont placées le long de la façade Sud. Elles permettent de retrouver, lors de la déambulation, l’effet de panorama sur un paysage exceptionnellement ouvert.
5) Le bâtiment Sabourin est une construction rationnelle qui doit s’adapter aux nouveaux impératifs de la sécurité sismique et incendie.
- La structure existante a été doublée pour répondre aux normes sismiques.- Le profil normalisé de la voie pompier implantée le long de la façade Sud règle le rapport entre le bâtiment et le jardin en terrasses
."


Qualifié d'éco-construction, le projet l'est à plus d'un titre : la zone de circulation permettra de créer une zone thermique tampon. En outre, la façade d'entrée au nord ne sera plus l'arrière assombri de la façade sud. Le soleil y jouera. Il sera détourné par un jeu de réflecteurs, expliquent les concepteurs. Des panneaux solaires photovoltaïques complètent le dispositif.

Pour les nostalgiques, quelques images du bâtiment dans un court-métrage réalisé en 2006 en partie sur le site : When the wind blows.

21 octobre 2008

Reprise de service!

Après quelques mois de pause, reprise d'activité sur Clermont Mutations.
De nouveaux articles bientôt en ligne pour faire le tour de l'actualité architecturale de Clermont-Ferrand et notamment des polémiques autour du ravallement du Centre Jaude ou du projet de destruction du marché St-Pierre.
A très bientôt sur ce blog!

10 février 2008

Europan 9 : Sub-terra / supra-terra

Le projet de Alessandra Swiny, Maria Hadjisoteriou et Aristotelis Dimitrakopoulos
Le projet SUB-TERRA / SUPRA-TERRA s’appuie sur un socle naturel, une terrasse habitable et fonctionnelle. Il a pour but d’insérer un terrain nouveau assurant le lien entre les bâtiments existants tout en créant des espaces pour la circulation douce (pistes cyclables, itinéraires piétons). SUB-TERRA / SUPRA-TERRA cherche à réinvestir le concept de « bâtiment ». La surface insérée est « vivante », habitée par le programme ; elle réunit en les désenclavant les bâtiments séparés occupant actuellement le site. Des espaces intérieurs, extérieurs et semi-couverts sont créés dans cette terrasse ou sur sa périphérie. La « terrasse insérée » s’élargit, pour concrètement devenir théâtre, bureaux, logements et boutiques, parkings ou espaces municipaux. Manipulée de manière à être au contact du sol existant en même temps qu’elle s’élance, suspendue, au-dessus de lui, la terrasse peut remplir les rôles de parc, de piste cyclable, ou de plateforme panoramique.


Les nouveaux logements placés sur le site illustrent la notion de « mixité ». Milieux sociaux, générations et modes de vie se mélangent. La « terrasse insérée » est une surface verte protégeant la végétation et les arbres existants, et permettant de nouveaux espaces de loisirs et d’activités d’extérieur. SUB-TERRA / SUPRA-TERRA est imaginée de manière à produire un milieu durable, respectueux de l’environnement. Elle utilise les technologies d’aujourd’hui pour répondre aux besoins en chauffage et climatisation, et aux nécessités de réduction des dépenses énergétiques. Elle peut accueillir des arbres plantés en pleine terre; des bassins peu profonds apporteront leur fraîcheur, des panneaux solaires seront implantés, et des faîtières et toits vitrés seront installés pour la climatisation des espaces intérieurs.

Avis du jury (projet mentionné)
Ce projet, innovant, s’appuie sur la typologie complexe du site. En jouant de façon habile sur le dessus et le dessous, il rappelle l’environnement volcanique de la ville de Clermont-Ferrand. Par cette approche de socles et strates habitées, une liaison visuelle s’établit entre les parties du site et offre des espaces publics agréables et variés, permettant de rejoindre les programmes multiples de ce nouveau quartier ; certains venant s’insérer dessous, d’autres de façon plus traditionnelle sous forme de reconversion de bâtiment ou de construction neuve. Ces formes en superposition favorisent la densification souhaitée du site tout en préservant ses qualités intrinsèques, et en particulier l’aspect belvédère sur la chaîne des volcans. Si la réponse de l’équipe est très pertinente par rapport aux thèmes de la session, elle constitue néanmoins plus une stratégie urbaine ouverte, capable de s’adapter aux évolutions du programme dans une phase opérationnelle, qu’un projet totalement abouti. En effet, tout repose sur la crédibilité de la libre circulation et la qualité paysagère et architecturale des plates-formes qui nécessitent une mise en œuvre très soignée pour éviter l’aspect dalle ou galette sur certaines parties du site. L’enjeu urbain du site est réellement posé, mais une telle réalisation selon les principes énoncés requiert beaucoup de force architecturale.



Europan 9 : Patrimoine, paysage et densité

Le projet de Guillaume Ramilien
Le projet Patrimoine, Paysage et Densité propose sur le site de l’hôpital de Clermont Ferrand une stratification programmatique : la superposition du contemporain aux éléments patrimoniaux, créant ainsi une dialectique entre matérialité minérale et tectonique du socle ancien et évanescence abstraite des extensions. En intensifiant les densités existantes, ce qui permet de libérer de vastes espaces boisés à travers tout le site, le projet propose de « vivre dans un parc ». Se loger, travailler et se cultiver devient possible au travers d’un principe de mixité sociale et générationnelle traduite sous forme de mixité typologique et architecturale. En réponse aux exigences de développement durable, l’utilisation des catacombes en tant que source économe et naturelle pour la ventilation des bureaux propose d’ajouter au dialogue architectonique entre entités des dimensions énergétiques et fluides. Les rapports entre entités urbaines sont dictés à grande échelle et en hauteur par la topographie du site et sa relation aux panoramas des volcans d’Auvergne et de Gergovie. Au sol, ce sont le piéton et sa déambulation - horizontale - à travers les jardins de l’Hôtel-Dieu et Lecoq, - verticale - depuis les profondeurs des catacombes jusqu’aux terrasses du Conseil Général du Puy de Dôme, qui dictent l’organisation urbaine et programmatique.



Avis du jury (projet mentionné)
Ce projet, par certains partis pris comme la superposition verticale d’éléments de programmes sur des bâtiments anciens, constitue une réponse radicale à la densification, tout en aménageant un grand espace vert. Le thème de la superposition est démontré sans doute de manière extrême, mais pose bien la nécessité d’un débat autour de la reconversion de certains bâtiments existants. Le patrimoine conservé est considéré comme un socle minéral, et ce jaillissement contemporain fait contrepoids à la chaîne des volcans. Si le programme est dans l’ensemble respecté, la nature des espaces publics et des systèmes parcellaires restent peu explicités, même si le concept de parc structure conceptuellement le projet et assure le lien avec le jardin Lecoq. Le maillage simple avec une connexion Est/Ouest et une rambla Nord/Sud donne une bonne lecture du territoire. Le projet Patrimoine, paysage et densité démontre une grande capacité d’analyse sur le jeu d’intervention sur l’existant. Il ouvre le débat sur la possible évolution du patrimoine d’une modernité à une autre. Il pose bien les questions essentielles liées à l’avenir de ce site concernant sa densité et sa valeur foncière et patrimoniale.


9 février 2008

Le chantier du parvis du Stade Michelin progresse

La création du nouveau parvis du Stade Marcel Michelin sera poursuit avec la construction des futures boutiques et restaurants. Quelques illustrations de l'avancement des travaux.





Centre Jaude : une palissade pour les travaux

Une palissade bâche a été installée le long de la façade du Centre Jaude pour procéder à la rénovation de ce dernier.


Les verrières de l'entrée sont en cours de démantelement

7 février 2008

Début du lifting du Centre Jaude

Le Centre Jaude entame une mutation qui verra sa surface transformée et sa façade bénéficier d'un lifting bienvenu.

D'un montant global voisin de 13 millions d'euros, ce projet, dont les travaux sont confiés au groupe Eiffage, est financé par la société Klépierre, maison-mère de Ségécé, celle-là même qui créa le centre commercial de Jaude en 1980. Bouclé en septembre 2008, le chantier portera à 86 le nombre de commerce en activité sur le site.

Les 1.800 m² de surface supplémentaires permettront d’accueillir notamment « Maisons du monde », une enseigne dédiée à l'équipement de la maison, au mobilier et à la décoration ; « Fnac éveil et jeux », consacrée à la culture et aux loisirs jeune public ; « Séphora », à la beauté, ainsi que trois nouvelles boutiques en cours de commercialisation.
Un chantier complexe également, compte tenu de la nature du sous-sol de Jaude et du maintien de l’activité commerciale pendant ces travaux lourds.
Afin de favoriser l’intégration du centre commercial Jaude à la place éponyme, l’ensemble des choix esthétiques a été validé de manière consensuelle par la Ville et l’Architecte des Bâtiments de France dans le cadre d’un partenariat étroit. A cet égard, le principal matériau choisi pour s’harmoniser avec la réfection de la Place de Jaude est le verre. De la rue Gonod jusqu’au Pont de Jaude, les façades du centre seront recouvertes d’une seconde peau de verre qui sera animée par des jeux de lumière de couleurs chaudes cohérents avec l’éclairage de la Place. Le projet dote le centre Jaude de l’entrée magistrale qui lui manquait : un atrium de verre de 17 mètres de haut. Au niveau des boutiques Promod et Sergio Bossi, dans l’allée principale, un monumental escalier d’inox, de bois et de verre reliera les trois niveaux du centre commercial afin de fluidifier la circulation des visiteurs.
Modification également du système de désenfumage, totalement renouvelé.

27 janvier 2008

Europan 9 : cadrage de la ville de Clermont

Le 16 avril 2007, la Ville de Clermont-Ferrand accueillait les équipes candidates dans le cadre du projet Europan 9. L'occasion pour le maire, Serge Godard et l'adjoint à l'urbanisme; M.Adenot, de rappeler les principaux enjeux du site dans le contexte du développement futur de la Ville. En voici la synthèse.

Un site majeur et l’opportunité du départ de l’hôpital
Le concours Europan s’inscrit en très grande partie sur l’actuel site de l’Hôtel Dieu, hôpital qui sera intégralement transféré en 2009 vers une nouvelle structure actuellement en chantier et dans un autre secteur de la ville. L’opportunité de ce départ génère la libération exceptionnelle d’un site de 5 hectares au cœur de la ville, de ses services, de ses espaces publics, et de ses réseaux de transport en commun. Le choix de présenter ce site au concours Europan par la Ville répond à la recherche d’idées innovantes pour penser la mutation de ce site. Il s’agit également d’une démarche renouvelée avec Europan, puisque la Ville de Clermont-Ferrand développe un projet issu d’Europan 6 sur un site limitrophe sur le thème du « quartier latin clermontois », sur le secteur Kessler-Rabanesse au sud et en continuité de l’avenue Vercingétorix.

De l’enclave mono-fonctionnelle à un véritable « morceau de ville »
Ouvrir cette enclave à la ville constitue un enjeu majeur. Il s’agit de concevoir un véritable « morceau de ville », dans un contexte à la fois patrimonial et en parti construit. La stratégie de projet devra très clairement sortir de la logique actuelle d’enclave mono-fonctionnelle.

Concevoir des espaces publics doux et générer la mixité
Dans ce principe d’ouverture sur la ville du site actuel de l’Hôtel-dieu, le projet doit développer une mixité sociale et des pratiques. Ce morceau de ville ne doit pas être réservé à quelques uns. La conception des espaces publics sur le site même doit privilégier les mobilités douces et le thème de la promenade dans un traitement végétalisé. Le thème de la Nature en ville, de par la présence du jardin Lecoq, du caractère boisé remarquable du site, de l’histoire du site, constitue un axe réflexion et de proposition très important. Une nouvelle forme d’urbanité douce est recherchée avec une exigence de mixité sociale et générationnelle.

3 grandes vocations programmatiques
En terme programmatique, 3 grandes vocations sont aujourd’hui ciblées et support de la mixité. Il s’agit de l’activité tertiaire (55 000 m²) , l’activité culturelle (7 000m²), l’habitat (38 000 m²). A ces 3 dominantes, des principes d’activités commerciales ou autres peuvent être proposées ou imaginées.

Le Conseil Général, un acteur identifié
En ce qui concerne la dominante tertiaire, la piste programmatique la plus avancée est celle d’un ensemble de 50 000 m² destiné pour le Conseil Général du Puy de Dôme (800 à 900 personnes sur le site). Une pré-étude menée par la Caisse des Dépôts a vérifiée la faisabilité, en s’orientant dans un premier temps vers la réintégration dans les bâtiments principaux existants de l’Hôtel Dieu. Le programme pour le Conseil Général inclut : 35 000 m² de bureaux, une salle d’assemblée de 500m², 500m² d’accueil expo, un restaurant administratif ainsi qu’une crèche pour environ 2000m² et un parking en sous-sol de 12 000 m². Le restaurant et la crèche font partie intégrante du programme Conseil Général, leur ouverture à d’autres usagers pourrait être envisageable.
Un autre acteur institutionnel pressenti pour l’occupation de 5000 m² : les présidences d’universités
Pour la partie tertiaire restante, 5 000 m² sont destinés à une autre institution à caractère public dont l’implantation peut être intégrée à des bâtiments existants. Une première hypothèse est celle de l’intégration dans la Faculté Dentaire ou encore dans une partie des ailes de l’Hôtel Dieu, mais les choix d’implantations restent libres dans le cadre du concours d’idées et fonction des stratégies. Il est émis l’hypothèse d’intégrer les services des Présidences des Universités. D’une manière générale, l’ensemble donc cumulé des 55 000 m² orientés sur le tertiaire sont a priori à intégrer dans les parties existantes inscrites à l’inventaire des monuments historiques, afin que les éléments patrimoniaux restent dans la « sphère publique » en priorité.

Un habitat diversifié
Le programme d’habitat est très ouvert et doit faire l’objet de propositions en terme quantitatif et qualitatif par les candidats dans le cadre de la stratégie du projet. Il doit traiter la volonté de diversité et de mixité en terme social, générationnel et de pratiques. La ville de Clermont-Ferrand est très attachée à la mixité. Un premier cadrage est donné pour le concours : une base de 500 logements pour une SHON de 38 000 m² dans le périmètre du site de projet, et de 400 stationnements mini ou dans un rapport de l’ordre de 1 stationnement par logement. En ce qui concerne l’îlot actuel au nord-est du site : cet ensemble revêt un caractère mutable. Les éléments bâtis en alignement sur l’avenue Vercingétorix et sur le boulevard Malfreyt sont pressentis comme conservables afin d’assurer une certaine continuité urbaine et présence historique. Pour les parcelles de cœur d’îlot ou donnant sur l’actuel parking de l’hôpital, côté rue Poterat, la ville est engagée dans l’acquisition foncière et peuvent être envisagée facilement disponibles.
La dynamique culturelle
Les qualités du site en terme de desserte et sa dimension, plus de 5 hectares, crée également une opportunité afin d’installer un équipement culturel à l’échelle de l’agglomération. Ainsi, il s’agit de proposer l’implantation d’un programme de 7 000 m² mutualisable avec de nombreuses activités culturelles, artistiques, touristiques. Ce programme est au stade de réflexion très en amont mais comprendrait : 1 ensemble de 2 000 m² destiné à la musique (symphonique, jazz, musiques du monde) avec auditorium de 1 000 places et ses espaces annexes (stockage, répétition, loges, bureaux, hébergement pour artistes en résidence) ; plus 1 ensemble de 2500 m² avec salle de théâtre et répétition et ses espaces annexes ; plus 1 espace forum accueil touristique, expositions largement ouvert sur la ville de 1 500 m².
Les enjeux sur les bords et les limites : ouvertures et traverses
L’ouverture sur la ville et la recherche de passage, de continuité, de diffusion de l’urbain notamment par l’espace public sont fondamentaux. Le projet doit être une stratégie de désenclavement et développer de manière systématique des relations avec son contexte et les dynamiques actuelles ou à venir. Les notions de promenade, de traverse, d’ouverture sont à explorer afin d’imaginer un espace public doux et de relation. Toutes les limites actuelles du site de projet comme du site de réflexion sont à repenser.


Les enjeux de la topographie : un sol complexe et des ‘horizons paysages’
Les qualités topographiques doivent être exploitées : bénéfice d’une excellente exposition et orientation, situation de belvédère donnant des vues sur de larges panoramas et horizons paysagers (la chaîne des puys et le puy de dôme notamment), situation de ligne de crête faisant passer de la partie Est du plateau central (jardin Lecoq) à la partie Ouest (Bd Charles De Gaulle – Jaude) et support de relations nouvelles nord-sud notamment dans l’enjeu de la transformation de la limite sud du site (connexions avec la future grande bibliothèque). Sont évoqués des traitements de passages piétons à travers l’ensemble des années 70 en RDC notamment. Les implantations bâtis et leur rapport au sol et aux vues créées ou préservées sont un enjeu important. De plus le sous-sol clermontois est très marqué par la présence de réseaux de caves remarquables revêtant un potentiel touristique. Le secteur de l’Hôtel Dieu sur les parties anciennes possède un sous-sol très intéressant (il n’existe pas de relevés ou de plan sur cette partie).

Les enjeux sur le patrimoine architectural et paysager : préservation, démolition, reconstruction
Le projet devra développer une stratégie claire sur le rapport au patrimoine et dans ces choix de préservation, de démolition, de construction. De plus le patrimoine est autant architectural que végétal notamment par la présence d’ensemble arborés avec des essences spécifiques. Il est attiré l’attention des candidats sur leur évaluation de certains bâtis, et de considérer le site dans sa globalité et notamment dans sa constitution sous forme de jardin, de parc. Un ensemble de bâtiments sont inscrits, c’est-à-dire qu’il sont à maintenir (du point de vue de l’ABF) mais ils peuvent dans le cadre d’un projet cohérent et justifié sur le plan stratégique être modifiés, transformés, (surélévation, extension...). Pour le projet il faut prendre en compte le nouveau plan localisant les dernières prescriptions émises par l’architecte des bâtiments de France. Dans le détail pour le bâtiment Laboratoires dit E. Roux seule la façade brique formant angle sur l’Av. Vercingétorix et l’entrée de l’hôpital est à conservée. L’enjeu est de définir et faire des choix de recomposition avec ce patrimoine, voir de recomposer le patrimoine. Les stratégies devront clarifier et solutionner le rapport avec le patrimoine face à un enjeu de mutation urbaine sur un site majeur de la ville. Si l’on peut effectivement considérer aujourd’hui le site comme un ‘échantillonnage’ de l’histoire de l’architecture hospitalière sur plusieurs siècles, certains édifices dans leur maintien posent question et font débat : les 2 petits pavillons Tixier, Hacquart, l’école de sage-femme, la grille art-déco le long du Bd Charles de Gaulle.


L’axe Vercingétorix, l’axe culturel : « l’allées des arts »
Le site de projet intègre l’avenue Vercingétorix et la rue Ballainvilliers. La dynamique culturelle est très forte sur cet axe. Le projet devra développer un type d’espace public valorisant les circulations douces et le piéton. Les stationnements actuels ne sont pas très qualitatifs voir pertinents ici. Le concept de Ramblas évoque pour la ville une figure possible d’une nouvelle dynamique ou forme d’espace public à inventer. De plus les relations avec le jardin Lecoq sont à développer et à traiter, ainsi qu’avec le bâtiment du Rectorat, assez monumental, et propriété de la ville. Un jeu de relations transversales fortes le long de l’axe sont à produire, de nouvelles formes de limites. Cet axe se connecte au sud au site en cour de projet d’Europan 6, qui valorise énormément les circulations douces et les espaces publics.



La dalle du Grand Pavois et la relation au centre commercial et à la place de Jaude
La dalle du Grand Pavois appartient également au site de projet. Les interventions ne pourront pas être importantes en terme infrastructurel. En terme surperstructurel et de réaménagement léger des propositions peuvent être faites. De plus il s’agit d’une opportunité pour ouvrir une nouvelle façade du centre commercial de centre ville et d’engager une « contamination vertueuse » de l’activité commerciale et de l’espace public de Jaude sur le site de l’Hôtel Dieu, et de corriger un morceau d’urbanisme sur dalle qui fait rupture dans la ville.

La place Gambetta
Cette place fait partie du site de réflexion. Des propositions peuvent être faites, mais elle ne constituent pas a priori une priorité. Elle sert aujourd’hui en partie de stationnement et en partie de square. Une fonction provisoire de gare routière ouverte lui est assignée. Elle est un espace servant à certains évènements (foire-puces, chapiteaux durant le festival international du court métrage). Aucune étude ancienne ou en cour n’existe pour cette place.
Mobilités et place de la voiture sur le site
La politique sur les déplacements urbains sur le site sont clairs : restriction de l’usage de la voiture, proposition et offre de nouveaux types de mobilité (douces, petits transports en communs innovants), limitation des stationnements. Les infrastructures nouvelles comme le tramway, les espaces publics piétons, voies cyclables génèrent de nouvelles pratiques de déplacement sans voiture. Elles sont à intensifier. En terme de programmation, le nombre des places de stationnement demandé (12 000 m² pour le conseil général, ou les 400 places pour les logements) constituent déjà des demandes nettement inférieures aux ratios habituellement pratiqués. Les questions de modes de mobilités, de déplacements, leur impact et rapport à l’espace public sont majeurs. Il est attendu des propositions innovantes, nouvelles sur les circulations et espaces de mobilité douce et la recherche d’alternatives pertinentes à la voiture.

Attente de stratégie et d’idées dynamiques qui portent des enjeux forts de mutation
En conclusion, pour la ville de Clermont-Ferrand et dans le cadre de la démarche Europan, les attentes sont d’avoir des propositions créatives, innovantes, où la stratégie et le projet génèrent de nouvelles règles urbaines et un processus de mutation. Ainsi toutes les questions en rapport avec le POS actuel ou les aspects réglementaires existants n’ont pas de sens dans le cadre du concours d’idées. Il s’agit donc de définir une stratégie ambitieuse qui pèse et détermine des choix entre le rapport au patrimoine existant et la mutation de ce site majeur, face aux besoins d’équipements structurants demandés par la ville ; et d’élaborer des projets qui ouvrent de idées sur la question de la Ville durable et de nouveaux espaces publics sur une scène européenne de débat et d’échange.

Hôtel Dieu : présentation de l'étude Europan 9

Le centre ville de Clermont-Ferrand, de la place de la Victoire à la place de Jaude, est aujourd'hui réhabilité et traversé par une ligne de tramway. Au sud, le complexe hospitalier de l'Hôtel Dieu sera bientôt désaffecté, suite à son transfert prévu en 2009 sur le site du nouvel hôpital Estaing. La ville souhaite exprimer son ambition politique et développer son rayonnement national en faisant de ce quartier un pôle culturel, à la jonction entre l'hypercentre et le quartier latin de Rabanesse.
L'accessibilité (tramway, circulations douces..), l'aménagement de ses espaces publics (cours, petits lieux, parc urbain), ainsi que la création d'équipements culturels et institutionnels, de logements et de bureaux, feront de cet espace un lieu central de qualité.


ECHELLE URBAINE : SITE D'ETUDE
Le site d'étude de 27 hectares, qui appartient à la première couronne de l'hyper centre, est implanté depuis l'origine sur une butte centrale qui s'ouvre à l'ouest sur la chaîne des volcans d'Auvergne. Il s'étire de la place de Jaude (récemment rénovée) au nord, à la place Gambetta, au sud (à rénover dans les cinq ans à venir). Délimité par des axes majeurs et structurants, il bénéficie d'une excellente accessibilité car très bien desservi par le tramway. Une grande partie du site d'études, dont l'emprise de l'hôpital proprement dite, est fortement marquée par la topographie, ce qui lui donne un statut de " belvédère " sur la chaîne des
volcans.
Intentions programmatiques
A la jonction entre le centre ville commercial et le quartier universitaire, ce site constitue un enjeu majeur dans la stratégie de rénovation urbaine de la Ville. Les déplacements doux et les espaces publics seront valorisés dans un esprit de continuité avec la place de Jaude, la place Gambetta, le Jardin Lecoq, le parvis du Musée Barguoin… et de maillage de l'îlot au sein duquel s'insèrera un programme mixte de bureaux, logements et équipements.


ECHELLE DE PROXIMITE : SITE DE PROJET
Datant de la fin du XVIIIe siècle, l'architecture monumentale de l'Hôtel-Dieu offrait alors un bel ordonnancement et des espaces extérieurs de qualité (2 hectares). De nombreuses extensions donnent aujourd'hui au site un caractère hétéroclite, même si certains bâtiments sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques.
Intentions programmatiques
Avec ses 5 hectares à moins de 500 mètres de la place de Jaude, le site de l'Hôtel Dieu est aujourd'hui la seule opportunité foncière de Clermont-Ferrand, permettant de favoriser la promotion touristique et culturelle de la ville : un programme mixte de 38 000 m² de logements et de 55 000 m² de bureaux est à envisager, accompagné par la création d'un équipement culturel structurant sur 7 000 m² ; le tout maillé par des circulations douces, qui reprendront
l'ambiance arborée du jardin Lecoq. La rue Ballainvilliers et son prolongement par l'avenue Vercingétorix formeront une " ramblas " ou " allée des arts " jalonnée d'équipements culturel, éducatif et scientifique, reliant le quartier latin à l'hypercentre.

26 janvier 2008

Les ambiances

Nouveau cinéma à Clermont-Ferrand! Les Ambiances a ouvert le 28 novembre dernier, rue St-Dominique. C'est Pascal Piera, ancien directeur du Paris, qui a redonné vie à ce complexe des années soixante-dix.

L'avancée des travaux de façade fin décembre 2007


20 janvier 2008

Faire peau neuve au sud de l'hypercentre

Clermont-Ferrand cherche depuis une décennie à revaloriser le sud de l'hypercentre dans un périmètre allant du sud de la place de Jaude à la place Gambetta et de l'îlot Kessler Rabanesse jusqu'au nord de boulevard Ballainvilliers.

Les prochains posts aborderont donc les différents aspects du dossier.

18 janvier 2008

Un pied dans la mare

Retard annoncé pour la construction de la nouvelle Bibliothèque de Clermont.

Les découvertes archéologiques exceptionnelles faites sur le chantier de BCIU ont motivé la prolongation des fouilles sur l'année 2008. La construction qui devait démarrer en 2007 est donc repoussée à horizon 2009.
pied monumental daté du 1er siècle après J.-C.

le chantier de la future BCIU


la communication du projet sur la façade "Vigneron"

La BCIU dans le quartier latin

Clermont-Ferrand regroupe depuis 1902 en un seul établissement les services d’une bibliothèque municipale et ceux d’une bibliothèque interuniversitaire. C’est le seul exemple en France d’un type de bibliothèque existant dans d’autres pays. Avec la compétence de la lecture publique dans son ensemble, cette structure est sous la responsabilité conjointe des deux universités et de la Communauté d’agglomération.

Lors du renouvellement de la convention liant la ville et les deux universités clermontoises, en 1996, a été évoquée la création de nouveaux équipements, dans le souci de mieux regrouper des collections municipales et universitaires actuellement séparées.

Le bâtiment du boulevard Lafayette utilisé aujourd’hui est en effet d’une conception ancienne et se trouve dépourvu de toute possibilité d’extension ; par ailleurs, l’agglomération clermontoise est très largement sous-équipée en surfaces de bibliothèque, par rapport à sa population et au nombre d’étudiants inscrits dans les universités de la ville.

Il apparaissait nécessaire d’envisager la construction d’un nouveau bâtiment. Le projet concerne donc la bibliothèque municipale pour la lecture publique ainsi que les sections Lettres et Sciences humaines de l’Université Blaise Pascal. Les collections seront intégralement fusionnées, sauf le troisième cycle universitaire qui disposera d’espaces de recherche. La bibliothèque, conçue par les architectes Pierre du Besset et Dominique Lyon, s’étendra sur une surface de 24 900 m2 SHON (surface hors-œuvre nette) et sera donc, par son ampleur, la deuxième bibliothèque de France et la première à proposer une offre intégrée de bibliothèque universitaire/bibliothèque municipale à cette échelle (2000 places assises).


La BCIU (Bibliothèque Communautaire et Inter-Universitaire) mettra à disposition de tous les Auvergnats plus de 837 000 documents, 2000 places assises, des salles de travail, un auditorium et une salle d'exposition.

Elle sera construite sur le site de l'ancienne gare routière détruite il y a un an. Il est à noter que le projet architectural a déjà fait coulé beaucoup d'encre au sujet de la préservation de la façade et du hall de la gare routière, construits par l'architecte Clermontois Valentin Vigneron. Finalement, comme on le voit sur les illustrations, ces éléments seront bien conservés et intégrés au futur bâtiment. L'ensemble des travaux devraient durer trois ans et s'achever vers fin 2010.
Ci-dessous les maquettes exposées à Paris en décembre 2006 :




14 janvier 2008

Le dojo de Ceyrat

Clermont Communauté poursuit sa montée en puissance sur les équipements sportifs. Après le Stade d'Athlétisme Jean Pellez, la piscine de Coubertin et le projet du Grand Stade Montpied, voici le Centre d'Arts martiaux et de tennis de table situé à Ceyrat. L'architecte retenu est une nouvelle fois CRR Architectes.

Ce centre aura vocation à accueillir les scolaires de l’agglomération clermontoise (primaires, collégiens et lycéens), les étudiants, le mouvement associatif, des stages d’athlètes, de juges et arbitres, de sport pour handicapés. Il est aussi conçu pour recevoir des manifestations importantes, de niveau départemental à national, en judo, karaté, lutte et tennis de table.

Situé en pleine nature, en contrebas de la route nationale et à proximité immédiate du bourg de Ceyrat, le futur bâtiment s’intégrera parfaitement sur le terrain pentu qui a été choisi pour l’accueillir. De l’autre côté, passe un bras de l’Artière qui longe un moulin en restauration. A proximité, se déploient de nombreux sentiers, lieux de promenade, de footing ou d’entraînement sportif de plein air.Le centre sera rendu facilement accessible grâce à un parking de 102 places, situé le long de la route.

Même s'il est destiné à abriter l'exercice de quatre disciplines sportives (judo, karaté, lutte et tennis de table), le bâtiment, va se déployer sur 9500 m2, a une forme unitaire. Il sera entouré par un parvis de 650 m2 et une tour totem en bois de quinze mètres de haut sera édifiée, signalant fortement son entrée, mais aussi l'entrée sud-ouest de l'agglomération. L'architecte a voulu ainsi, en forme de clin d'œil, marquer le territoire d'un double rappel architectural historique inscrit dans le paysage: la tour de Montrognon, une ancienne tour de guet du IXe siècle, dont les vestiges apparaissent à l'est, au sommet de la colline sur la commune de Romagnat, mais aussi les flèches et la tour de la Bayette de la cathédrale de Clermont-Ferrand.

La structure globale sera faite de bois et une structure béton : le béton pour la partie enterrée et les pignons latéraux, le bois sur les façades, pour la charpente et l'habillage intérieur de toutes les salles. Le centre sera recouvert d'une toiture synthétique verte, dont le traitement « vallonné » s'harmonise bien avec le paysage dans lequel il s'inscrit.L'entrée principale est réservée au public. Chaque sport aura son entrée latérale et les lames de toiture avanceront sur ces entrées comme autant d'auvents.Parallèlement à ce volume dédié à la pratique sportive, un volume longitudinal accueillera les vestiaires, les bureaux d'associations et les salles de réception (200m2) complètement vitrées.

Le chantier est désormais bien avancé (charpente posée) et devrait s'achever d'ici fin 2008.

8 janvier 2008

La Jetée a un voisin

A noter la construction d'un immeuble de bureaux de caractère assez esthétique dans le voisinage direct des locaux de La Jetée.




On peut remarquer qu'un effort d'uniformité architectural a été fait avec notamment la reprise de panneaux cuivrés et de matériaux aux tons chauds en terme d'habillage.

Programme Jaude Foch 2


Place de Jaude, l'immeuble de "La Boule de Neige" a disparu pour laisser place à l'édification du programme Jaude Foch 2. Travaux en cours.

Le marché Saint-Pierre va faire peau neuve

Depuis le printemps dernier, la ville de Clermont-Ferrand a organisé une consultation auprès de quatre équipes spécialisées, afin de sélectionner le maître d'oeuvre chargé du projet de réhabilitation du Marché St-Pierre. C'est l'agence Sycomore qui vientr d'être retenue pour travailler sur les intentions visant à une meilleure perception de l'équipement. L'année 2008 sera celle des consultations auprès des commerçants, riverains et utilisateurs.
Il s'agit d'une bonne nouvelle, car l'habillage du Marché commençait vraiment à dater malgré le renouvellement du dalage tout autour du site.

3 décembre 2007

La terrasse de Jaude

C'est là, sur la terrasse du 2d étage, que devraient avoir lieu les travaux d'agrandissements du Centre Jaude.


La station Antar

A l'angle de la rue Bonnabaud et face au Carré Jaude, résiste contre vents et marées la vieille station Antar, fermée depuis une vingtaine d'année au moins.




Carré Jaude : tabula rasa

Ca y est, place nette a été faite sur le site du futur Carré Jaude 2. Les travaux devraient débuter courant 2008...



25 novembre 2007

La rénovation du Centre Jaude se fait attendre

En phase avec la profonde mutation de la place de Jaude, le Centre Jaude, qui a récemment fêté ses 27 ans, engage une importante restructuration.

Un agrandissement qui porte sur 1.645 m2 dont 500 m2 de surface commerciale réellement à créer. L’extension se fera à deux niveaux : au premier étage à hauteur de l’entrée côté C&A ; au second étage où une terrasse non aménagée fera place à une surface de vente de 300 m2. Au total, sept nouveaux magasins s’y implanteront, dont deux moyennes surfaces consacrées à l’équipement de la maison, à la culture et aux loisirs. Les travaux s'étendront sur huit mois.

Parallèlement, un concours d’architectes a été lancé pour restructurer l’entrée côté square Conchon-Quinette et rénover une partie de la façade. L’idée étant de masquer l'aspect "salle de bain" très marqué architecture eighties pour créer un volume de verre, un matériau très présent dans la future configuration du futur Carré Jaude 2.

Le début des chantiers annoncé pour octobre 2007 tarde. De là à ce que le dossier soit de nouveau mis en discussion...

Chantier du NHE

Le Nouvel Hôpital Estaing dont les travaux ont débuté en l'année dernière, sera livré en 2009. Voici quelques éclairages sur l'avancée d'un des plus grands chantiers d'Europe.

juin 2006


octobre 2006



décembre 2006


juin 2007


juillet 2007





Nouvel Hôpital Estaing (NHE)

Clermont se dote d'un nouvel grand hôpital. En construction sur un acien site industriel Michelin dans le quartier Estaing près de la place de la République, le projet contribuera activement au changement et à la revitalisation du quartier Il s'inscrit dans le cadre des opérations majeures du plan Hôpital 2007.

La coordination architecturale du bâtiment dit « intelligent », intégralement informatisé et conçu dans l’optique d’une nouvelle manière de travailler sur le plan médical avec plus de médecine ambulatoire, est assurée par le cabinet d’architectes Grenoblois « Groupe 6 », associé à Jacobs Ingénierie.


Le parti-pris de l’horizontalité et de la fragmentation a pour vocation de redonner une échelle plus intimiste aux lieux et assurer des liaisons simples et directes entre les différents services. La structure organisationnelle permet d’offrir un grand potentiel évolutif à l’ensemble.


Le parvis :
Le traitement monumental du parvis d’entrée affirme clairement la présence de l’Hôpital dans la vie de la cité et exprime la dimension sociale de l’institution.

Un espace urbain majestueux traité en parvis minéral entièrement dégagé, un porche à l’échelle de la place et représentatif de l’ampleur de l’institution publique : sur la hauteur du bâtiment, une toiture métallique aux reflets satinés, dont la structure portée par 4 piliers voiles aux courbes affinées, survole l’accueil. La courbe de la limite publique lui amène l’élan dynamique souhaité.


La rue intérieure :
Une rue intérieure, aux façades claires, baignée de lumière, au climat tempéré, tapissée d’un jardin dense, guide les adultes vers les différents services de consultation. Des ascenseurs vitrés, répartis le long de la rue, les amènent sans perte de repère vers les accueils des unités d’hébergement ouverts sur cet espace intérieur. Elle s’ouvre, en son extrémité Est, sur le développement urbain futur.


Le patio :
Le jardin des enfants, accessible à ceux-ci par la ludothèque et la garderie, traité comme une niche de verdure, est le point de repère visible de l’ensemble du secteur mère-enfant.
L'accueil :
Une place d’accueil intérieure, volume libre sur la hauteur du bâtiment, en transparence entre la place et le patio, dont l’éclairement est complété d’une partie zénithale, permet l’information, l’orientation, l’animation.

L'hébergement :


11 novembre 2007

Place de la Victoire

Une des plus belles réussites de ces dernières années fut sans doute la rénovation de la Place de la Victoire sur le plateau central.
Devenue piétonne, la place a vu fleurir les terrasses de bistrots et restaurants. Lieu de convivialité retrouvé, la place est saisonnièrement animée par le marché de Noël, le cinéma en plein air et autres manifestations populaires.
La nuit, l'accent a été mis sur l'éclairage afin d'habiller la cathédrale et l'ensemble des immeubles en pierre de lave.

La Boule de Neige a fondu

Sur la place de Jaude, l'immeuble historiquement occupée par le salon de thé La Boule de Neige a été rasé. Les travaux de fondation ont débuté pour l'édification d'un nouveau bâtiment.




L'agrandissement du stade Montpied

Les excellents résultats du Clermont Foot Auvergne ne manqueront pas de raviver les discussions autour du projet d'agrandissement du Stade Gabriel Montpied.
Le projet, coûteux, permettrait à Clermont Communauté de se doter d'une véritable arène "à l'anglaise" de 30 000 places permettant d'accueillir des compétitions internationales et de soutenir l'ascension du club auvergnat.
Projet à suivre donc, en même temps que les prétentions de l'équipe de Clermont à perdurer parmi les 30 meilleurs clubs de France et d'accéder enfin en Ligue 1.

Le stade actuel :
Le projet d'agrandissement à 30 000 places :



Nouvel Hôtel de Région

L'Auvergne va se doter d'un nouvel Hôtel de Région. Fini les beaux quartiers de Chamalières, le nouveau batiment regroupant, outre le Conseil Régional, le Conseil économique et social, l’École de la deuxième chance et les agences régionales de développement sera construit boulevard Léon-Jouhaux, à l’immédiate proximité du Musée d’Art Roger-Quilliot (sur l’ex-parcelle Bricorama). Un choix d’implantation qui contribuera à accélérer le renouveau urbain des quartiers mais qui lui est étroitement lié : la qualité de la desserte cadencée du tramway, l’accès rapide à l’autoroute ayant été décisifs du choix d’implantation. C’est l’équipe de l’architecte parisien Bruno Mader (associé au cabinet clermontois Atelier 4) qui a remporté le concours européen (sur cinquante-trois candidatures reçues). Un bâtiment en transparence, alliant verre et bois, autour de jardins arborés et ouvert sur la ville, « un forum dans la forêt », pour reprendre la formule de l’architecte. Avec une recherche volontariste d’exemplarité en matière de développement durable, qu’il s’agisse de l’utilisation importante du bois, de la sobriété des consommations énergétiques, de la place dédiée à la lumière naturelle et au végétal, de la pérennité avérée des performances environnementales.




Le chantier n'a pas encore débuté, comme l'attestent ces images. Ouverture programmée début 2010.



10 novembre 2007

Phase finale pour le Marcel Michelin

Alors que le Top 14 reprend ses droits après la Coupe du Monde de rugby, l'ASM Clermont Auvergne vient d'inaugurer le 3 novembre dernier, sa nouvelle tribune sud.
Le stade Marcel Michelin aura connu plusieurs mutations successives ses dernières années, permettant désormais au club auvergnat d'évoluer dans une véritable arène.
Cette tribune sud permet d'accueillir quelques centaines de spectateurs supplémentaires mais également les bureaux du club, une série de loges VIP, des salles de réunions où je devrais me rendre prochainement, un Mc Do et des boutiques.
Dans la réalité, les travaux se poursuivent encore quelques semaines avant l'ouverture totale du parvis et des locaux commerciaux.












Pour en savoir plus :

8 novembre 2007

Carré Jaude 2 : avancée des travaux

Voici un point de l'avancée du chantier du Carré Jaude 2, à fin octobre.
La phase de destruction est en voie d'achèvement.






Les façades du siècle dernier sont bien conservées.



7 novembre 2007

Le Carré Jaude 2 évolue encore!


L'architecture du Carré Jaude 2 voit à nouveau sa conception évoluer.
Après un premier revirement supporté par la mairie ainsi que la plupart des Clermontois, le projet initial, frère jumeau du Carré Jaude 1, se voyait revisité pour être paré de bois et de verre afin de lui donner un aspect plus moderne, convivial et écologique.


Après la vague du développement durable, voici celle de l'Histoire! Selon le quotidien La Montagne du 30/10/2007 qui relie l'information, le projet du Carré Jaude 2 a été modifié en substance. Il s'agit pour les promoteurs de tenir compte des recommandation fermes de la Préfecture se faisant elle-même l'écho des remarques de l'Architecte des Bâtiments de France. Celui-ci exige que soit conservées dans le futur ensemble, les façades datant du 19ème siécle qui ornaient les édifices sur le site choisi pour la construction. En outre, l'avancée qui devaient occuper l'angle du Carré Jaude 2 devrait être remodelée.


Le projet Carré Jaude 2

Le Carré Jaude 2 occupera 50.000 m2 de terrain. L'ensemble recevra un centre commerical, des bureaux, des logements, un complexe cinématographique, un hôtel de luxe et une résidence hotelière. Il viendra notamment compléter l'offre commerciale du centre ville et donc du Centre Jaude qui regroupe à date une grande partie des boutiques.

Début des travaux en 2008. Livraison prévue en 2012. Il s'agira de l'un des plus vastes projets urbains de centre-ville en France.






5 novembre 2007

Naissance de Clermont mutations

Clermontois exilé à Paris, voilà un certain temps déjà que je songeais à alimenter un blog autour de l'évolution architecturale de la capitale auvergnate. Une source d'actualité permanente pour ceux qui, comme moi, n'ont plus l'opportunité de repasser souvent par la place de Jaude. Un forum également, pour ceux qui souhaiteraient s'exprimer sur le sujet.



En complément des très bons sites déjà existants, voici donc CLERMONT mutations, un regard d'éxilé sur les grands et petits projets de la ville, les réalisations dont est fier et celles qu'il serait meilleur ton de raser!

Amis du St-Nectaire, du court-métrage ou de Jean-Louis Murat, bienvenue dans ces pages!